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cité de l'énergie

Tuilière romaine

tuilière romaine
Description
Dans les Bois de Chancy, sur une petite éminence surplombant le Rhône, un atelier de tuiliers est établi dans les ruines d'un temple gallo-romain, à la fin du 2ème siècle - début du 3ème siècle après J.-C. - a une atmosphère paisible, vouée à la vénération d'une divinité, dont l'effigie était conservée dans la cella du temple, succède une intense activité artisanale liée à la fabrication de tuiles.
Pendant une centaine d'années au moins, le feu a sans cesse crépité dans les alandiers des fours de Chancy pour cuire les volumineux chargements qui comptaient plusieurs milliers de tuiles.
La cuisson est un processus lent qui permet d'éviter les fissures dans les tuiles, ou parfois même leur éclatement, provoquées par les chocs thermiques.
Durant  la première opération, il s'agit de débarrasser l'argile de son eau : la température est relativement basse et l'alandier est fermé pour éviter les retours de flammes. Il est ensuite ouvert et rechargé en combustibles jusqu'à ce que le feu atteigne une température de 900°. Il ne faut pas moins de trois à sept jours pour obtenir une telle chaleur.
Le tuilier gallo-romain se laissait guider par la couleur des flammes pour savoir quel palier de température il avait atteint. La phase de refroidissement dure une semaine : l'alandier est refermé afin que les réactions de combustion puissent se poursuivre lentement, évitant ainsi les variations de température trop brusques.
Il faut donc compter deux semaines en tout pour la cuisson d'une fournée !
Au haut Moyen Âge, ce fourmillement industriel cessera pour laisser place à une grande construction sur poteaux de bois, fondée sur les structures précédentes, servant à une activité agro-pastorale ou comme habitat.

Texte et photo du Service cantonal d'archéologie

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